Aux doux instants bénis
De ma vie de femme,
Elle est mon oriflamme,
La pureté qui m'assainit.
Peut-être qu'à son adolescente
Je serai sa bête noire,
Celle qui ne reflétera plus en son miroir
Comme une belle égérie puissante.
Si l'enfant peut paraître un ange,
Parfois il veut prendre en main
La route tortueuse de son destin
De manière irritable et étrange.
Quoi qu'il arrive, je suis sûre
Que mon étoile me guidera
Au plus profond de mon sera
Quand les heures me seront dures ;
Je suis certaine que mon enfant
Demeurera toujours le plus beau des bijoux
Même aux plus vifs de mes courroux
En restant tout ce que je défends.
Je resterai ferme et droite,
Je l'espère, j'en prie Dieu ;
Je tuerais pour ses beaux yeux
Les maux qu'elle garde secret en boite.
A l'heure qu'il est, je veux bien croire
Que mon enfant gardera,
Un peu de son papa et un peu de moi
Dans un coin doux de sa mémoire.
Tel son souffle dans mon cou
Lorsqu'elle me dit "Maman, je t'aime",
Je veux bien croire qu'aucun dilemme
Ne viendra entacher la douceur de ses bisous.
Elle est si câline, si sauvage,
Elle est si belle et si aimée,
Ce qui pourrait me désarmer
Avec elle devient force et courage.
Je parsèmerai toutes les années
Que Dieu me permettra de voir
De toutes réalisations de tous espoirs
Qu'amour en mon coeur a semé :
Pour qu'elle garde toujours de moi
Tout ce qu'elle brille dans mon coeur,
Berçant ou balançant tous mes bonheurs
Que je souffre ou larmoie de joie.
Petite pensée pour mon Impératrice Sissi
a qui je dédie une majeure partie de ce poème
Pauley Perett le 17 avril 2008
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